Samedi 10 octobre : Journée de la Santé mentale 2026 : Santé mentale des jeunes : signes d’alerte et solutions pour les aider

Santé mentale des jeunes : repérez les signes de mal-être, l’agressivité, le repli sur soi et les troubles du sommeil. Découvrez comment aider votre adolescent- Hardinghen-Pays d'Opale-Boulogne sur Mer
Une mère qui discute avec son ados, ils sont assis sur un canapé

Santé mentale des jeunes : reconnaître les signes de mal-être et savoir comment les aider:


À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale du samedi 10 octobre 2026, prenons le temps de parler de la santé mentale des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. Derrière une colère répétée, un adolescent qui s’isole dans sa chambre, des nuits difficiles ou une perte de motivation, il peut parfois y avoir une souffrance qui ne parvient pas à s’exprimer avec des mots.

Comment reconnaître les signes d’un mal-être chez un jeune ?

Comment faire la différence entre les difficultés ordinaires de l’adolescence et une souffrance qui nécessite de l’aide ? Et comment accompagner un enfant ou un adolescent pour qu’il apprenne progressivement à mieux comprendre ses émotions ?

En tant que sophrologue certifiée RNCP, je souhaite contribuer à cette sensibilisation en rappelant une chose essentielle : un jeune qui va mal n’a pas nécessairement besoin qu’on lui fasse la morale. Il a d’abord besoin d’être écouté, compris et accompagné.

Journée mondiale de la santé mentale : pourquoi parler des jeunes ?


Organisée chaque année le 10 octobre, la Journée mondiale de la santé mentale est l’occasion de sensibiliser le public, de lutter contre les préjugés et d’encourager l’accès à un accompagnement adapté.

En 2026, l’Organisation mondiale de la santé met l’accent sur l’écoute de l’expérience vécue : les personnes concernées doivent pouvoir faire entendre leur voix et participer aux décisions qui touchent à leur santé mentale.

Cette démarche est particulièrement importante pour les jeunes. Leurs difficultés peuvent être minimisées, attribuées trop rapidement à une crise d’adolescence ou interprétées comme un simple manque de volonté.

Pourtant, la santé mentale fait partie intégrante de la santé globale. Elle concerne notre capacité à vivre nos émotions, à entretenir des relations, à faire face aux difficultés et à trouver des ressources lorsque la vie devient compliquée.

Que nous apprennent les dernières données françaises ?


Les résultats de l’enquête EnCLASS 2024, publiés par Santé publique France en 2026, montrent une réalité contrastée.

La majorité des collégiens et lycéens interrogés déclarent un bon niveau de bien-être mental. Toutefois, les difficultés psychologiques restent importantes pour une partie d’entre eux.

Parmi les résultats publiés :

-45 % des collégiens de 6e, 5e et 4e rapportent des plaintes psychologiques.
-La nervosité concerne 32 % de ces collégiens, l’irritabilité 29 % et le sentiment de déprime 21 %.
-Près de 20 % des lycéens présentent un risque important de dépression selon les indicateurs de cette enquête.
-Ces données ne signifient pas que tous ces jeunes présentent un trouble diagnostiqué. Elles soulignent néanmoins l’importance de prendre au sérieux les difficultés exprimées et de faciliter l’accès à une aide adaptée.

(Source : Santé publique France, La santé mentale et le bien-être des collégiens et lycéens en France hexagonale, résultats de l’enquête EnCLASS 2024.)

Les signes de souffrance psychologique chez un jeune : que faut-il observer ?


Un jeune en difficulté ne dira pas toujours : « Je ne vais pas bien. » Il peut ne pas comprendre ce qu’il ressent, avoir peur d’en parler ou craindre de décevoir ses proches.

La souffrance psychologique peut se manifester par des changements dans le comportement, les relations, le sommeil, l’alimentation ou les résultats scolaires:

Il est important de regarder l’évolution globale du jeune plutôt que de se focaliser sur un comportement isolé.

1. L’agressivité, la colère et l’irritabilité:
Un adolescent qui s’emporte fréquemment, répond avec agressivité, conteste tout ou semble constamment sur la défensive peut exprimer un mal-être qu’il ne sait pas formuler autrement.

La colère peut parfois masquer de la tristesse, de l’anxiété, un sentiment d’injustice, une difficulté relationnelle ou une accumulation de tensions.

Cela ne signifie pas que toute colère est un signe de souffrance psychologique. En revanche, lorsque les réactions deviennent inhabituelles, fréquentes ou disproportionnées et perturbent la vie quotidienne, elles méritent une attention particulière.

Comment réagir ?

Plutôt que de répondre immédiatement par une sanction ou un reproche, essayez de revenir au calme avant d’engager la discussion.

Vous pouvez dire : « Je vois que quelque chose te met vraiment en colère. Je ne comprends pas encore ce qui se passe, mais je suis là si tu veux en parler. »

Accueillir une émotion ne signifie pas accepter tous les comportements. Il reste nécessaire de poser des limites claires, sans humilier ni dévaloriser le jeune.

2. Le repli sur soi et l’isolement
Un adolescent qui passe davantage de temps seul, ne souhaite plus voir ses amis, abandonne ses activités habituelles ou évite les échanges familiaux peut traverser une période difficile.

Il faut toutefois distinguer le besoin normal d’intimité, fréquent à l’adolescence, d’un isolement inhabituel et durable.

Soyez particulièrement attentif si le jeune :

Ne souhaite plus rencontrer ses amis ;
Abandonne les loisirs qu’il appréciait ;
Reste systématiquement enfermé dans sa chambre ;
Semble ne plus prendre plaisir à ce qui l’intéressait auparavant ;
Exprime un sentiment de solitude ou d’inutilité.


Le repli sur soi ne doit pas automatiquement être interprété comme de la provocation ou de l’indifférence. Il peut être le signe que le jeune a besoin d’aide.

L’objectif n’est pas de le forcer à parler, mais de maintenir un lien rassurant et de lui rappeler qu’il peut se confier sans être jugé.

3. Les troubles du sommeil : un signal à ne pas négliger:
Le sommeil et la santé mentale sont étroitement liés. Des difficultés psychologiques peuvent perturber le sommeil, et un sommeil insuffisant ou de mauvaise qualité peut à son tour affecter l’humeur, l’attention et la gestion des émotions.

Chez un jeune, certains changements doivent attirer l’attention :

Difficultés répétées à s’endormir 
Réveils nocturnes ou cauchemars fréquents 
Fatigue importante pendant la journée 
Rythme veille-sommeil très décalé 
Tendance à dormir excessivement ou à utiliser le sommeil comme moyen de se soustraire aux difficultés.
Les écrans, le stress scolaire, les préoccupations relationnelles et les changements de rythme peuvent aussi intervenir. Il ne faut donc pas attribuer automatiquement les troubles du sommeil à un trouble psychologique.

Si ces difficultés persistent, retentissent sur les journées du jeune ou s’accompagnent d’autres changements, un professionnel de santé pourra aider à en rechercher les causes.

4. La baisse de motivation et les difficultés scolaires:
Une chute des résultats, des absences répétées, une difficulté inhabituelle à se concentrer ou un désintérêt pour les projets peuvent également signaler une souffrance.

Certains jeunes se mettent une pression considérable pour réussir. Ils peuvent avoir peur de l’échec, se comparer constamment aux autres ou penser qu’ils ne sont jamais à la hauteur.

D’autres rencontrent des difficultés d’attention, d’organisation ou d’apprentissage qui demandent à être comprises et accompagnées.

Au lieu de réduire la situation à un manque de travail, il est utile de chercher ce qui se cache derrière : fatigue, anxiété, difficultés relationnelles, harcèlement, perte de confiance ou autre difficulté nécessitant une évaluation.

5. La tristesse, l’anxiété et la perte de confiance en soi:
Certains jeunes expriment directement leur mal-être. D’autres le dissimulent derrière l’humour, l’agitation ou une apparente indifférence.

Parmi les manifestations possibles :

-Inquiétudes répétées ou peur excessive de l’avenir ;
-Tristesse persistante ou sentiment de vide ;
-Pensées négatives sur soi-même ;
-Peur du regard des autres ;
-Sentiment d’échec ou de dévalorisation ;
-Difficultés à prendre des décisions ;
-Impression de ne pas être capable de réussir.
-La confiance en soi et l’estime de soi peuvent être fragilisées par les expériences vécues, les comparaisons sociales, les difficultés scolaires ou les relations avec les autres.

Il est essentiel de ne pas banaliser ces difficultés, tout en évitant de poser soi-même un diagnostic.

6. Les changements d’appétit et les comportements à risque:
Une modification importante de l’appétit ou du poids, une consommation de substances, des prises de risques inhabituelles ou des comportements d’automutilation sont également des signaux à prendre au sérieux.

Les scarifications, par exemple, peuvent être associées à une souffrance psychologique et nécessitent une évaluation adaptée.

Si un jeune évoque la mort, exprime des idées suicidaires ou se fait du mal, il faut l'écouter sans le culpabiliser et rechercher rapidement une aide professionnelle. En cas de danger immédiat, appelez les services d’urgence.

À retenir : aucun de ces signes, pris isolément, ne permet de diagnostiquer un trouble psychologique. Ce sont surtout leur persistance, leur accumulation, leur intensité et leurs conséquences sur la vie quotidienne qui doivent alerter.

Comment distinguer une crise d’adolescence d’un véritable mal-être ?


L’adolescence est une période de changements physiques, émotionnels et sociaux. Les conflits, les besoins d’autonomie et les variations d’humeur peuvent faire partie de cette étape de développement.

Cependant, il ne faut pas tout attribuer à la crise d’adolescence.

Un changement marqué par rapport au comportement habituel, qui dure, s’aggrave ou empêche le jeune de vivre normalement, mérite une attention particulière.

Quelques questions peuvent aider les parents à réfléchir à la situation :

-Mon enfant semble-t-il différent de d’habitude ?
-Ses relations avec ses amis ou sa famille ont-elles changé ?
-Son sommeil, son appétit ou son énergie sont-ils perturbés ?
-Ses résultats scolaires ou sa présence en cours se dégradent-ils ?
-Exprime-t-il des pensées très négatives sur lui-même ?
-Ses difficultés ont-elles des répercussions sur plusieurs domaines de sa vie ?
Ces questions ne constituent pas un outil de diagnostic. Elles peuvent néanmoins aider à décider qu’il est temps de demander conseil.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne grave pour consulter.

Comment aider un jeune qui ne va pas bien ?


Écouter sans minimiser:
Évitez les phrases telles que « Tu n’as aucune raison d’être triste », « C’est dans ta tête » ou « À ton âge, tu n’as pas de vrais problèmes ».

Même si votre intention est de rassurer, ces paroles peuvent donner au jeune le sentiment de ne pas être compris.

Préférez des questions ouvertes : « Qu’est-ce qui te préoccupe en ce moment ? », « Depuis quand te sens-tu comme ça ? » ou « Qu’est-ce qui pourrait t’aider aujourd’hui ? »

Laissez-lui le temps de répondre. Il n’est pas toujours facile de mettre des mots sur ses émotions.

Maintenir un cadre rassurant:
Le sommeil régulier, l’activité physique, les moments de détente, les repas partagés et les relations sociales peuvent contribuer au bien-être.

Il ne s’agit pas d’imposer une routine parfaite ni de présenter ces habitudes comme une solution à tous les problèmes. Elles constituent des ressources possibles, à adapter à la situation et aux besoins du jeune.

Demander de l’aide lorsque cela est nécessaire:
En cas de difficultés persistantes ou préoccupantes, le médecin traitant ou le pédiatre peut être un premier interlocuteur. Selon la situation, un psychologue, un pédopsychiatre ou un autre professionnel spécialisé pourra intervenir.

Les Maisons des adolescents accueillent également les jeunes et, selon les structures, leurs proches. Leurs missions et leurs modalités d’accueil varient selon les territoires.

En France, le dispositif Mon soutien psy peut permettre, sous certaines conditions, d’accéder à des séances avec un psychologue partenaire.

Demander de l’aide n’est ni un échec parental ni un aveu de faiblesse. C’est une manière de prendre soin du jeune.

La sophrologie pour les adolescents : une ressource complémentaire pour mieux vivre ses émotions:


Lorsqu’un jeune traverse une période de stress ou de tensions, il peut lui être difficile de comprendre ce qui se passe en lui et de retrouver son calme.

La sophrologie propose des exercices de respiration, de détente corporelle, d’attention aux sensations et de visualisation positive. Adaptées à l’âge et aux besoins du jeune, ces pratiques peuvent lui offrir un espace pour faire une pause, prendre conscience de ses sensations et expérimenter des moyens simples de se recentrer.

Quels objectifs peut-on travailler en sophrologie ?


Dans un accompagnement adapté, les exercices peuvent notamment être orientés vers :

-La découverte et l’expression des émotions 
-L'apprentissage de techniques de respiration et de retour au calme 
-La détente corporelle 
-La préparation à un examen ou à une situation stressante 
-La prise de conscience de ses ressources 
-Le développement progressif de la confiance en soi.
-L’approche doit rester individualisée. Un exercice qui convient à un adolescent peut ne pas convenir à un autre. Il est donc important de respecter son rythme, ses préférences et son accord.

La sophrologie ne permet pas de diagnostiquer un trouble psychologique et ne remplace pas une consultation médicale, un suivi psychologique ou un traitement lorsqu’ils sont nécessaires. Elle peut être envisagée en complément, selon les besoins du jeune et en coordination avec les professionnels concernés lorsque cela est pertinent.

Comment se déroule un accompagnement en sophrologie pour un adolescent ?


L’accompagnement commence par un échange sur les besoins du jeune, ses difficultés et ses attentes. Les exercices sont ensuite choisis et adaptés en fonction de son âge, de ses capacités et de ce qu’il souhaite travailler.

L’objectif n’est pas de lui demander de masquer ses émotions ou de supporter seul une situation difficile. Il s’agit plutôt de lui proposer des outils qu’il pourra expérimenter et, s’ils lui conviennent, réutiliser dans son quotidien.

L’adhésion du jeune est essentielle : il doit pouvoir poser des questions, exprimer ses préférences et participer à son accompagnement.

Santé mentale des jeunes : en parler, c’est déjà ouvrir une porte!


À l’occasion de cette Journée mondiale de la santé mentale, rappelons qu’un enfant ou un adolescent n’a pas besoin d’attendre d’aller très mal pour être écouté.

L’agressivité, l’irritabilité, le repli sur soi, les troubles du sommeil ou la perte de motivation ne doivent pas être systématiquement considérés comme de simples caprices. Ils peuvent traduire une difficulté qui mérite d’être comprise.

Parents, enseignants, professionnels de santé et accompagnants ont chacun un rôle à jouer : observer les changements, écouter sans juger, respecter la parole du jeune et l’orienter vers la bonne ressource lorsque cela est nécessaire.

En tant que sophrologue certifiée RNCP, je propose des accompagnements adaptés aux besoins des enfants, des adolescents et des adultes, en présentiel à domicile dans le Pays d’Opale, notamment autour de Hardinghen, de Boulogne-sur-Mer et de Calais, ainsi qu’en visioconférence.

La sophrologie peut offrir un espace pour expérimenter des outils de détente, de respiration et de connaissance de soi, en complément d’un accompagnement approprié lorsque la situation le demande.

Parce que prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi apprendre à reconnaître ce que l’on ressent et à ne pas rester seul face à ses difficultés.

Pour en savoir plus sur mon accompagnement en sophrologie, consultez mon site : Marina Delannoy, sophrologue certifiée RNCP.

Besoin d’aide urgente ?


Si un jeune parle de suicide, exprime des idées suicidaires ou inquiète fortement son entourage, prenez ses paroles au sérieux:

3114 : numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24 et 7 j/7 en France.
15 ou 112 : en cas de danger immédiat ou d’urgence médicale.
En cas de danger immédiat, ne laissez pas le jeune seul et sollicitez les secours.

 

Sources et ressources pour aller plus loin:

Organisation mondiale de la santé – Journée mondiale de la santé mentale 2026
Santé publique France – Résultats de l’enquête EnCLASS 2024
Assurance maladie – Reconnaître les signes d’alerte d’une souffrance psychologique chez un jeune
Ministère de la Santé – Accompagner la santé mentale des adolescents et jeunes adultes
Mentalo – Étude sur le bien-être mental des jeunes de 11 à 24 ans
3114 – Numéro national de prévention du suicide

 

(Contenu rédigé avec l'aide de l'IA, Image IA)